Dimanche 15 novembre 2009
mes rêveries solitaires m'avaient elles emmenées une fois de plus trop loin ,la beauté sournoise
de cet endroit était elle en train d'absorber l'équilibre que je pensais avoir trouvé ?
Il me fallait prendre une décision , trouver la force et le courage de retourner vers cette Arche qui m'avait permis de m'évader , retracer le chemin pour connaître , non reconnaître ce qui m'avait
à ce point troublée ,ou , admettre que quelque soit le lieu , il n'était qu'une étape .
La nuit reposerai mon corps , mes pensées , je m'installais sur une couche faite de feuilles peu sèches , de celles qui vous offrent un semblant de confort , pas de grésillement ni craquement , ce
qui pouvait présager d'une nuit enveloppante , envoutante , propice au doux rêves.
Il n'en fut pas de la sorte .
Détendue , je laissais mon corps s'imprégner de légèreté puis des vibrations émanèrent du sol , j'en avais déjà ressenti quelques temps auparavant , elles allaient en s'amplifiant , mon corps
semblait se vider de toute énergie ,le sol commençait à m'absorber , rassemblant mes forces je m'extirpais .
Chemin faisant je croisais de ci de là des rays de lumière , étranges sensations , cela signifiait il que je ne devais pas quitter cette ile ?
Là un arbre attira mon attention , il semblait me dire approche toi , je me suis assise sur ses racines mon crâne posé sur son tronc , le sommeil accomplit son oeuvre .
La lumière du jour me réveilla , réchauffée je me décidais à continuer mon exploration ,
je connaissais maintenant une partie de ces lieux et savais que le danger était réel , mais cet arbre m'avait donné l'envie de continuer à chercher ou tout au moins amenée vers une direction
que j'avais depuis longtemps refusé d'emprunter....
Par Carole
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Vendredi 13 novembre 2009
Arrivée en un lieu , je savais qu'il ne fallait pas que je m'attarde trop dans ses délices , bien qu'ils
m'apportaient un sentiment d'euphorie ainsi qu'un repos salvateur , ils m'amenaient également à un endormissement , une perte de vigilance qui pouvait être fatale à la poursuite de mon chemin .
Je savais tout cela , après quelques traversées solitaires , j'apperçu dans le lointain une ile , elle me semblait différente de celles que j'avais déjà visitées , peut-être moins sauvage , sans
être pour cela conquise par les grandes et froides structures qui me mettaient mal à l'aise.
Intriguée je me laissais happer par ces rêveries dont j'ai précédemment parlé , peut-être y aurait t-il là un endroit où je ne me sentirai plus en danger où les éléments qui m'avaient jusqu'alors
manqués pour combler ce vide qui restait présent depuis ma plus tendre enfance dans un recoin de mon être , sans savoir vraiment ce qui l'avait provoqué et encore bien moins ce qui pourrait le
faire disparaître .
Ah , cette notion de vide , de brêche , de faille qui ne me laissait jamais en paix mais qui était aussi la preuve de mon identité , de mon non conformisme voire de mon existence .
Plus je m'approchais plus ce lieu m'attirait mais en même temps naissait le sentiment que cette route je l'avais déjà faite , ne sachant plus où elle m'avait amenée.
Je me transportais au coeur de sa forêt rêvant d'y rencontrer le supplément d'âme qui me manquait .
A mesure que j'avançais , les sentiers se faisaient plus cahotiques , mais je persévérais .
Il m'arrivait de me sentir perdue , quelques moments de panique me donnaient envie de rebrousser chemin , mais une force me poussait à continuer .
J'étais dès lors déjà replongée dans cette indécision , continuer et ne pas écouter mon instinct qui me criait danger ou faire fi de tout cela .
Ne pas pas abandonner pour ne pas avoir de regret .
Les heures , les jours passaient et la chance de trouver ce qui me manquait semblait s"éloigner , la tristesse , la solitude , m'envahissaient de plus en plus souvent, allant jusqu'à générer la
colère.
N'y aurait il ici qu'illusion ?
La douceur ressentie ne serait elle qu'un leurre ?
allais je au final découvrir que le seul but n'était que de m'emmener doucement dans une sorte de sables mouvants pour nourrir je ne sais quelle monstruosité ?
N'y avait-il rien dans ces mondes qui puisse un jour me permettre de me poser ?
Ce questionnement me revenait alors qu'auparavant , la notion de pose , d'arrêt était pour moi synonyme de stagnation voire de déchéance , que m'arrivait-il dont ?
à suivre... ou si vous me lisez à compléter par vos soins;;;;
cela peut-être sympa !
Par Carole
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Vendredi 13 novembre 2009
il m'a fallu des années pour reconstituer brindilles après brindilles , l'Arche que maintes tempêtes avaient
insidieusemement délabrée , quelques fêlures restaient encore à colmater mais j'avais maintenant l'habitude de ce travail qui finalement était toujours à recommencer .
L'emprise du temps , faisait que quelque partie qui avait été rapiècée finissait toujours par se détériorer ,,alors inlassablement je continuais à les réparer , inlassablement je m'accrochais à
l'idée qu'un ouvrage rénové n'en aurait que plus de solidité .
J'avais appris à modérer les éléments qui pouvaient lui nuire , j'aurai bientôt accès à ces nouvelles contrées où plus d'une fois mes rêves m'avaient emmenée et revenir emplie de découvertes qui
éclaireraient le quotidien de mes vieilles années , à petits pas je m'avançais vers l'autre rive , laissant mon instinct me guider , assurée que quelque soient les perturbations annoncées ou
envisagées je pourrais intervenir à temps afin de revenir me réfugier en ce lieu .
Je pouvais dorénavant naviguer où le vent me poussait , visiter de frêles récifs comme de nobles terres , admirer ces iles plus séduisantes les unes que les autres , je découvrais les joies de la
liberté , j'étais ivre de toutes ces beautées ;
Je m'arrêtais le temps d'engranger de nouvelles ressources , nécessaires à la poursuite de mon voyage , devenue fille du vent , je sentais sa présence légère et protectrice , les Alizées
continuaient à m'entrainer vers une féerie d'instants magiques que nul ne peut oublier , et sure de ma capacité à reconnaitre les prémices des éléménts qui contre moi peuvent se déchainer, les
vents sont parfois contraires , alors je devais veiller à ne pas oublier la réalité , les rêveries me propulsaient parfois au travers d'ouragans qui bien sur me blessaient .
Un clapotis plus puissant , une brise plus rapide mettaient mes sens en éveil me faisant ainsi contourner la zone du danger....
à suivre ou à vous de poursuivre....
Par Carole
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Mercredi 23 septembre 2009
Par Carole
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