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un obstacle au bonheur est de s'attendre à trop de bonheur

ce n'est pas de Dieu que je doute mais des hommes

l'esprit est comme un parachute il n'est efficace que s'il est ouvert(?)

la maturité commence à venir quand on se contente d'avoir raison sans essayer de prouver que l'autre à tort(?)

ma mission est de tuer le temps et la sienne de me tuer à son tour on est tout à fait à l'aise entre assassins
(cioran)

la vie est une succession de paragraphes qui se terminent tous par un point d'interrogation?(charlelie couture)

c'est une chose de penser que l'on est sur le bon chemin ça en est une autre de penser que ce chemin est le seul(paolo coelho)
Vendredi 27 novembre 2009 5 27 11 2009 15:16
HISTOIRE QUE L'ON RACONTE CHEZ LES INUIT
Résumé

Elle avait quelque chose que l'on désapprouvait , mais dont personne ne se souvenait.
On l'avait trainée jusqu'à la falaise et précipitée dans la mer .
Les poissons avaient mangé sa chair , dévoré ses yeux .
Et elle gisait sous les eaux , son squelette balloté par les courants .
Un jour arriva un pêcheur .
En fait , ils étaient plus d'un à pêcher à cet endroit , autrefois , mais celui ci avait été entrainé bien loin de chez lui et ignorait que les pêcheurs des environs se tenaient à l'écart de cette crique disant qu'elle était hantée .
Or voilà que son hameçon vint à se prendre dans les os de la cage thoracique de la femme squelette .
Alors tandis qu'il se bagarrait avec ce poids énorme , la mer se mit à bouillonner , secouant son cayak comme un fétu de paille car celle qui était sous la surface se débattait pour essayer de se libérer , plus elle se débatait plus elle s'emmêlait .
Le chasseur s'était retourné pour rassembler son filet , il ne vit donc pas le crâne chauve apparaître au-dessus des vagues .
Il ne vit pas non plus les petites créatures coralliennes qui scintillaient dans ses orbites , ni les crustacés sur ses vieilles dents d'ivoire .
Quand il se retourna le corps entier avait émergé et était suspendu à l'extrémité de son cayak .
Il hurla , ses yeux allèrent se réfugier à l'arrière de sa tête tandis que ses oreilles devenaient cramoisies .
Il lui asséna un coup de pagaie et se mit à pagayer comme un fou vers le rivage.
"Aaaaaaah !" gémit -il en touchant terre et d'un bond sortit de son cayak et se mit à courir , sa canne à pêche serrée contre lui , trainant le cadavre de corail blanc de la femme squelette .
Il se mit à courir sur la toundra gelée , elle suivait , enfin l'homme atteignit son igloo , enfin en sécurité .
Il commença à somnoler et parfois dans le sommeil des humains , une larme vient à perler , on ignore quel sorte de rêve en est la cause .
La femme squelette vit la larme briller et eu soudain terriblement soif , cette unique larme fut une rivière ,elle but encore et encore jusqu'à étancher la soif qui brûlait en elle depuis si longtemps .
Elle plongea sa main en l'homme endormi et mit à jour son coeur puissant tambour et se mit à en jouer et à chantonner
"de la chair , de la chair"
Plus elle chantait plus son corps se couvrait de chair , elle chanta pour des yeux , pour des mains , pour une fente entre ses jambes , pour des seins longs assez profonds pour tenir chaud ;
Les gens qui ont oublié ce qui avait causé son malheur , racontent qu'elle s'en alla avec le pêcheur et qu'ils furent largement nourris par les créatures de la mer .
Ils disent que cette histoire est vraie et qu'ils n'ont rien à y ajouter .
Par Carole - Publié dans : par d'autres
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 11 2009 15:30
je m'étais sauvée de cet endroit qui avait essayé de m'engloutir , mais quelque chose avait changé .
De temps à autre , je ressentais une oppression , ma respiration devenait difficile , douloureuse .
J'avais aussi parfois les idèes embrouillées , comme l'impression qu'en moi grandissait un état d'animal sauvage affamé , prête à attaquer tout ce qui passerait à ma portée , non seulement pour me nourrir mais également par cruauté .
Tel un chat qui épuise , blesse une souris avant de la croquer et de l'abandonner agonisante pour repartir en quête d'une autre proie plus dodue , un jeu affreux et sanguinaire , l'instinct de chasseur qu'ont beaucoup de félins .
Puis le calme revenait , mais là aussi c'était de façon différente , semblable à ces moments où plus rien ne bouge
J'avais remarqué qu'à certaines heures avant la tombée de la nuit , naissait un grand silence de quelques minutes , où les oiseaux se taisent , se posent à la manière des sages qui entrent en méditation , où le vent s'absente ,
où toute nature s'immobilise , plus de vent , plus aucun bruit , un arrêt absolu .
A ce moment , ce n'était plus les choses extérieures qui m'inquiètaient mais le fait que mon être , mes ressentis , mes envies devenaient tout autres .
Je ne me reconnaissais plus .
Tant d'années de quête , d'espoir d'un avenir agréable et serein s'envolaient , disparaissaient peu à peu de ma mémoire , j'oubliais la douceur de certain instants , la beauté ?
je ne me souvenais plus , ne me l'imaginais plus ... 
Par Carole - Publié dans : mes chemins
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 11 2009 12:45
mes rêveries solitaires m'avaient elles emmenées une fois de plus trop loin ,la beauté sournoise de cet endroit était elle en train d'absorber l'équilibre que je pensais avoir trouvé ?
Il me fallait prendre une décision , trouver la force et le courage de retourner vers cette Arche qui m'avait permis de m'évader , retracer le chemin pour connaître , non reconnaître ce qui m'avait à ce point troublée ,ou , admettre que quelque soit le lieu , il n'était qu'une étape .
La nuit reposerai mon corps , mes pensées , je m'installais sur une couche faite de feuilles peu sèches , de celles qui vous offrent un semblant de confort , pas de grésillement ni craquement , ce qui pouvait présager d'une nuit enveloppante , envoutante , propice au doux rêves.
Il n'en fut pas de la sorte .
Détendue , je laissais mon corps s'imprégner de légèreté puis des vibrations émanèrent du sol , j'en avais déjà ressenti quelques temps auparavant , elles allaient en s'amplifiant , mon corps semblait se vider de toute énergie ,le sol commençait à m'absorber , rassemblant mes forces je m'extirpais .
Chemin faisant je croisais de ci de là des rays de lumière , étranges sensations , cela signifiait il que je ne devais pas quitter cette ile ?
Là un arbre attira mon attention , il semblait me dire approche toi , je me suis assise sur ses racines mon crâne posé sur son tronc , le sommeil accomplit son oeuvre .
La lumière du jour me réveilla , réchauffée je  me décidais à continuer mon exploration ,
je connaissais maintenant une partie de ces lieux et savais que le danger était réel , mais cet arbre m'avait donné l'envie de continuer à chercher ou tout au moins amenée  vers une direction que j'avais depuis longtemps refusé d'emprunter....
Par Carole - Publié dans : mes chemins
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 11 2009 13:23
Arrivée en un lieu , je savais qu'il ne fallait pas que je m'attarde trop dans ses délices , bien qu'ils m'apportaient un sentiment d'euphorie ainsi qu'un repos salvateur , ils m'amenaient également à un endormissement , une perte de vigilance qui pouvait être fatale à la poursuite de mon chemin .
Je savais tout cela , après quelques traversées solitaires , j'apperçu dans le lointain une ile , elle me semblait différente de celles que j'avais déjà visitées , peut-être moins sauvage , sans être pour cela conquise par les grandes et froides structures qui me mettaient mal à l'aise.
Intriguée je me laissais happer par ces rêveries dont j'ai précédemment parlé , peut-être y aurait t-il là un endroit où je ne me sentirai plus en danger où les éléments qui m'avaient jusqu'alors manqués pour combler ce vide qui restait présent depuis ma plus tendre enfance dans un recoin de mon être , sans savoir vraiment ce qui l'avait provoqué et encore bien moins ce qui pourrait le faire disparaître .
Ah , cette notion de vide , de brêche , de faille qui ne me laissait jamais en paix mais qui était aussi la preuve de mon identité , de mon non conformisme voire de mon existence .
Plus je m'approchais plus ce lieu m'attirait mais en même temps naissait le sentiment que cette route je l'avais déjà faite , ne sachant plus où elle m'avait amenée.
Je me transportais au coeur de sa forêt rêvant d'y rencontrer le supplément d'âme qui me manquait .
A mesure que j'avançais , les sentiers se faisaient plus cahotiques ,  mais je persévérais .
Il m'arrivait de me sentir perdue , quelques moments de panique me donnaient envie de rebrousser chemin , mais une force me poussait à continuer .
J'étais dès lors déjà replongée dans cette indécision , continuer et ne pas écouter mon instinct qui me criait danger ou faire fi de tout cela .
Ne pas pas abandonner pour ne pas avoir de regret .
Les heures , les jours passaient et la chance de trouver ce qui me manquait semblait s"éloigner , la tristesse , la solitude , m'envahissaient de plus en plus souvent, allant jusqu'à générer la colère.
N'y aurait il ici qu'illusion ?
La douceur ressentie ne serait elle qu'un leurre ?
allais je au final découvrir que le seul but n'était que de m'emmener doucement dans une sorte de sables mouvants pour nourrir je ne sais quelle monstruosité ?
N'y avait-il rien dans ces mondes qui puisse un jour me permettre de me poser ?
Ce questionnement me revenait alors qu'auparavant , la notion de pose , d'arrêt était pour moi synonyme de stagnation voire de déchéance , que m'arrivait-il dont ?
à suivre...  ou si vous me lisez à compléter par vos soins;;;;
cela peut-être sympa !
Par Carole - Publié dans : mes chemins
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 11 2009 09:35
il m'a fallu des années pour reconstituer brindilles après brindilles , l'Arche que maintes tempêtes avaient insidieusemement délabrée , quelques fêlures restaient encore à colmater mais j'avais maintenant l'habitude de ce travail qui finalement était toujours à recommencer .
L'emprise du temps , faisait que quelque partie qui avait été rapiècée finissait toujours par se détériorer ,,alors inlassablement je continuais à les réparer , inlassablement je m'accrochais à l'idée qu'un ouvrage rénové n'en aurait que plus de solidité .
J'avais appris à modérer les éléments qui pouvaient lui nuire , j'aurai bientôt accès à ces nouvelles contrées où plus d'une fois mes rêves m'avaient emmenée et revenir emplie de découvertes qui éclaireraient le quotidien de mes vieilles années , à petits pas je m'avançais vers l'autre rive , laissant mon instinct me guider , assurée que quelque soient les perturbations annoncées ou envisagées je pourrais intervenir à temps afin de revenir me réfugier en ce lieu .
Je pouvais dorénavant naviguer où le vent me poussait , visiter de frêles récifs comme de nobles terres , admirer ces iles plus séduisantes les unes que les autres , je découvrais les joies de la liberté , j'étais ivre de toutes ces beautées ;
Je m'arrêtais le temps d'engranger de nouvelles ressources , nécessaires à la poursuite de mon voyage , devenue fille du vent , je sentais sa présence légère et protectrice , les Alizées continuaient à m'entrainer vers une féerie d'instants magiques que nul ne peut oublier , et sure de ma capacité à reconnaitre les prémices des éléménts qui contre moi peuvent se déchainer, les vents sont parfois contraires , alors je devais veiller à ne pas oublier la réalité , les rêveries me propulsaient parfois au travers d'ouragans qui bien sur me blessaient .
Un clapotis plus puissant , une brise plus rapide mettaient mes sens en éveil me faisant ainsi contourner la zone du danger....
à suivre ou à vous de poursuivre.... 
Par Carole - Publié dans : mes chemins
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